Glycol
Additif antigel mélangé à l'eau d'une boucle hydronique pour abaisser son point de congélation et protéger les circuits exposés au froid.
Qu’est-ce que le glycol dans une boucle hydronique ?
Le glycol est un antigel mélangé à l’eau d’un circuit de chauffage ou de refroidissement pour abaisser son point de congélation. En climat québécois, il protège les portions de boucle exposées au froid — serpentins d’air neuf, unités de toit, réseaux qui traversent des espaces non chauffés — contre le gel et l’éclatement des tuyauteries lors d’un arrêt d’équipement en plein hiver.
Propylène ou éthylène : comment choisir ?
L’éthylène glycol transporte la chaleur un peu mieux à concentration égale, mais il est toxique en cas d’ingestion. Le propylène glycol, beaucoup moins toxique, s’impose partout où un contact avec l’eau potable ou des denrées est possible. Dans les deux cas, il faut un produit formulé pour le CVC, avec inhibiteurs de corrosion — jamais un antigel automobile, dont les additifs ne conviennent pas aux matériaux d’une chaudière à eau chaude ni aux joints d’un circuit de bâtiment.
Effet sur le transfert de chaleur
Un mélange glycolé est plus visqueux et transporte moins de chaleur par litre que l’eau. Pour une même puissance, il faut donc plus de débit, et l’échangeur de chaleur comme les pompes doivent être choisis en conséquence. La concentration se fixe selon la protection recherchée et les limites du fabricant : au-delà du strict nécessaire, on paie une pénalité de performance sans gain de protection utile.
Suivi du fluide dans le temps
Le glycol vieillit : il s’oxyde, forme des acides organiques et voit son pH baisser à mesure que ses inhibiteurs s’épuisent. Un fluide dégradé devient plus corrosif que l’eau. Le contrôle périodique de la concentration et du pH relève du même programme que le traitement de l’eau et s’intègre naturellement à la maintenance planifiée du bâtiment.