Excès d’air
Quantité d’air fournie au brûleur au-delà du strict nécessaire à la combustion complète du gaz.
Qu’est-ce que l’excès d’air ?
Brûler complètement un volume de gaz naturel demande, en théorie, une quantité d’air précise — c’est l’air stœchiométrique. Dans un appareil réel, le mélange entre le gaz et l’air n’est jamais parfaitement homogène : on alimente donc le brûleur avec un peu plus d’air que ce minimum théorique. Cette marge s’appelle l’excès d’air, et elle s’exprime en pourcentage de l’air théorique.
Pourquoi ce réglage est-il un compromis ?
Trop peu d’air, et une partie du combustible ne brûle pas complètement : la combustion devient incomplète, avec formation de monoxyde de carbone et de dépôts. Trop d’air, et le brûleur chauffe inutilement de l’azote et de l’oxygène qui repartent aussitôt par la cheminée, en emportant de la chaleur qui aurait dû servir au bâtiment ou au procédé. Le réglage du brûleur consiste à rester dans la plage utile entre ces deux dérives, celle que le fabricant de l’appareil documente.
Comment l’excès d’air est-il suivi en exploitation ?
C’est l’un des paramètres qu’une analyse de combustion permet d’objectiver : la teneur en oxygène des fumées, relevée à l’aide d’un instrument calibré, sert à estimer l’excès d’air en conditions de fonctionnement représentatives. Le résultat s’interprète toujours avec les autres relevés — CO résiduel, température des fumées, tirage. Le niveau d’excès d’air influence aussi la température de flamme, et par conséquent la formation de NOx. Tout ajustement du rapport air-gaz relève d’un technicien qualifié, dans le respect des consignes du fabricant et des codes applicables.