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Détecteur de flamme

Organe qui prouve en continu la présence de la flamme d'un brûleur et provoque la coupure de l'alimentation en gaz dès que cette preuve disparaît.

À quoi sert un détecteur de flamme ?

Un brûleur ne suppose jamais que sa flamme est allumée : il l’établit par une mesure. Le détecteur de flamme est l’organe qui fournit cette preuve au coffret de sécurité, la commande qui séquence le cycle de chauffe. Tant que le signal reste valide, les vannes du train de gaz peuvent rester ouvertes ; dès qu’il disparaît, elles se ferment.

L’enjeu est simple à énoncer : du gaz qui entre dans un foyer sans y brûler s’y accumule. La surveillance de flamme est la fonction qui rend ce scénario impossible en fonctionnement normal, et elle agit dans un délai court fixé par le fabricant de l’appareil.

Sonde d’ionisation, cellule UV, infrarouge

La sonde d’ionisation est une électrode placée directement dans la flamme. Les gaz ionisés qu’elle contient laissent passer un courant de très faible intensité, de l’ordre du microampère, dont la présence sert de preuve. Le principe est économique et fiable, mais il exige un contact franc avec la flamme et une bonne mise à la masse : c’est souvent par là que les défauts arrivent.

La cellule ultraviolette détecte à distance le rayonnement UV de la combustion. Elle convient aux foyers plus grands, plus chauds ou moins accessibles, typiques des brûleurs de forte puissance. Les détecteurs infrarouges répondent au même besoin sur d’autres configurations. Dans tous les cas, le détecteur est choisi et positionné avec l’appareil : il ne s’improvise pas au remplacement.

Verrouillage et recherche de cause

Quand la preuve de flamme manque à l’allumage ou se perd en cours de chauffe, le coffret de sécurité ferme les vannes et met l’appareil en verrouillage. Le redémarrage suppose alors un réarmement — délibérément, pour qu’un défaut soit constaté plutôt qu’effacé. Un verrouillage répété n’est pas un bruit de fond : il signale un détecteur encrassé ou déplacé, une masse dégradée, un allumage faible, ou une condition amont détectée ailleurs, du côté d’un pressostat de gaz ou d’air.

Ce que l’entretien vérifie

Les points de contrôle habituels sont la propreté de l’électrode ou de la fenêtre de cellule, l’état de la porcelaine et du câblage, le positionnement, la qualité de la mise à la masse, et la valeur du signal lu comparée à la plage donnée par le fabricant. Un signal encore suffisant pour allumer mais nettement affaibli est une panne annoncée, que la mesure révèle avant l’arrêt. S’y ajoute l’essai de coupure : interrompre volontairement la flamme et confirmer que le brûleur au gaz se verrouille comme prévu.

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